Edito




Bienvenue aux nouveaux abonnés qui, par le biais du site www.catherine-procaccia.com se sont inscrits depuis plusieurs mois à cette newsletter dont la publication n’a pas été très régulière cette année. C’est un paradoxe qui s’explique facilement : plus l’actualité est abondante, moins nous trouvons le temps de nous poser et d’écrire !

Depuis 6 mois, les réformes électorales se sont succédées aussi vite que les décisions fiscales ou les couacs gouvernementaux. La « majorité » sénatoriale s’est comportée texte après texte comme si elle était l’opposition, mettant aussi mal à l’aise le Gouvernement que l’UMP qui ne veut d’alliance ni avec le Front de Gauche, ni avec les Verts ou les Radicaux.

L’UMP a aussi été très chahutée dans son fonctionnement. Comme vous, j’ai très mal vécu le psychodrame de l’hiver et du printemps sur la présidence de l’UMP. Tous ces mois de conflits internes pour aboutir à un vote pour savoir si nous allions revoter. Heureusement que le ridicule ne tue pas!

Par contre le grand élan de générosité des Français militants mais surtout sympathisants qui a permis en quelques semaines estivales de récolter les 11 millions d’euros des comptes de la campagne présidentielle rejetés par le Conseil constitutionnel est du baume sur nos plaies non cicatrisées depuis mai 2012. Les Français soutiennent toujours l’UMP et veulent que nous continuions à être LA force d’opposition de ce pays.

Transformons cet essai en 2014, en mars pour les élections municipales mais aussi aux européennes du mois de juin. Regagnons pas à pas la confiance des citoyens au niveau local, cette confiance que l’exercice du pouvoir effrite inéluctablement. Sans oublier le renouvellement fin septembre 2014 de la moitié du Sénat (pas en Val-de-Marne).

Contrairement aux usages républicains, le Gouvernement a modifié les modalités du scrutin moins d’un an avant les élections pour permettre à la Gauche de se maintenir à la tête de la Haute assemblée. Seule la reconquête des villes et particulièrement des grandes villes empêcheront leurs manœuvres. Faîtes passer le message autour de vous : famille et amis partout en France, doivent comprendre que l’enjeu de ces élections locales est dorénavant national.

Communes en 2014, départements et régions en 2015 sont les seuls contre-pouvoirs qui peuvent exister face à un PS qui détient tous les échelons. Car ne vous faites pas d’illusion, François Hollande ne démissionnera pas et ne dissoudra pas l’Assemblée nationale.


Citoyens, le pouvoir est dans les urnes.

Catherine Procaccia


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