Le Président du Conseil général soutient l'absentéisme de ses fonctionnaires

Le Président du Conseil général soutient l'absentéisme de ses fonctionnaires Afin de diminuer le déficit de la sécurité sociale et de lutter contre les arrêts de travail abusifs et un absentéisme plus important dans les fonctions publiques (Etat, collectivités, hôpitaux) que dans le privé, le Gouvernement de François Fillon a institué, une «journée de carence» pour les fonctionnaires (contre 3 dans le privé).

Ce jour de carence consiste à ce que la Sécurité sociale n'indemnise pas un agent la première journée de chacun de ses congés maladie (hors maladie professionnelle et accident du travail). Celle-ci s'applique depuis le 1er janvier 2012.
Pour être concret, un agent ayant au cours de l'année un seul arrêt de 16 jours aura 15 jours à plein traitement.
Un agent ayant 2 arrêts de 8 jours aura 14 jours de payés et celui qui cumulera les courts arrêts comme 8 arrêts de 2 jours, ne sera payé que 8 jours.
De quoi faire réfléchir ceux pour qui un gros rhume, une indigestion post week-end choisissaient de rester chez eux...

La Gauche avait crié au loup alors que ce principe avançait vers l'équité avec les salariés du privé. Certes, dans les grosses entreprises, la convention collective prévoit souvent le remboursement de deux des trois jours, parfois de la totalité. Mais les salariés des artisans ou commerçants, eux, bénéficient rarement d'un tel confort.

Naturellement la majorité de gauche du Conseil général avait fait voter un «voeu d'urgence» demandant au Gouvernement de revenir sur cette disposition.(Ce voeu, qui s'entasse avec tous les autres qui sont votés à chaque séance, ne sert qu'à faire durer un peu plus les soirées.)
Comme la CGT est assez agressive envers l'exécutif communiste du Conseil général, le Président Favier,(fidèle à sa position, il faut le reconnaître) vient de conforter ses syndicalistes:
« Nous faisons tous le constat du caractère injuste et discriminatoire de cette mesure, qui détériore les conditions de travail et de santé des agents publics. C'est une mesure qui conduit nombre d'entre eux, particulièrement les plus vulnérables, parmi les plus bas salaires de la fonction publique, à ne pas s'arrêter lorsqu'ils sont malades. Cela n'est pas acceptable. La solution à ce problème est nationale. Il faut revenir sur cette mesure, et obtenir du nouveau gouvernement… qu'il l'abroge et qu'il ne la renouvelle pas dans la loi de finances 2013. ».

En outre, il ose affirmer aux syndicalistes que le voeu a été voté à l'unanimité... A l'unanimité des voix de Gauche puisque nous UMP étions contre.
Quant à la ministre de la fonction publique, Madame Lebranchu (la femme qui a préféré être ministre plutôt que Présidente de l'Assemblée Nationale), elle a laissé entendre en juillet sur RTL qu'il faudrait revenir sur l'existence de ce jour de carence. Encore une annonce que devra démentir, je l’espère, Jean-Marc Ayrault car l'Etat n'en a tout simplement pas les moyens.

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