Nouvelles élections législatives ...pour cause de sénatoriales

Le jeudi 18 octobre, le Conseil constitutionnel a annulé l'élection législative d'Henri Plagnol, ancien ministre, maire de Saint-Maur tout comme l'élection de Patrick Devedjian (92).
De nouvelles élections vont se dérouler en décembre dans une ville certes bien ancrée à droite, mais où celle-ci a toujours été désunie.

Le motif de cette annulation est très, très juridique: le suppléant d'Henri Plagnol était Jacques Leroy, 1er adjoint et conseiller général de Saint-Maur qui était le 3eme candidat sur la liste sénatoriale que nous avons menée, Christian Cambon et moi-, en septembre 2011.
Or, le code électoral interdit à un suppléant de sénateur d'être aussi suppléant d'un député (mais pas l’inverse.). La probabilité selon laquelle Jacques Leroy devienne sénateur est plutôt restreinte : vos deux sénateurs n'ont pas l'intention de démissionner et nous sommes en bonne santé.
Quant à Henri Plagnol, il a peu de chance de redevenir ministre avec François Hollande. Mais tant pis, le droit est le droit : le suppléant du député doit pouvoir exercer sa fonction en cas de besoin.

Vous remarquerez le paradoxe de cette disposition : pour l'instant, un parlementaire peut cumuler avec une autre fonction élective nationale... Mais pas son suppléant alors qu'il n'en exerce aucune. Les suppléants sont donc moins bien traités que les titulaires!

Autre enseignement: les cordonniers sont les plus mal chaussés.
Henri Plagnol, qui a choisi à sa sortie de l'ENA le Conseil d'Etat, fût Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et maître de conférence en droit constitutionnel à Sciences-Po.
Sur ce point, il n’a pas la moyenne.

Tout cela ne serait pas arrivé si les députés étaient obligés, comme les conseillers généraux, de prendre un suppléant de sexe différent. CQFD.

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