Que fait le Conseil Général pour l’enseignement supérieur ?
par Laurent

Le Conseil Général a fièrement annoncé qu’il avait signé une convention 2010-2014 avec l'université Paris Est Créteil, anciennement appelée Paris 12, seule université implantée dans le 94.

Dans cet article publié dans son journal de septembre (magazine de propagande généreusement distribué), l’exécutif communiste du Conseil Général n’a pas perdu l’occasion de critiquer la politique du gouvernement en matière d’autonomie des universités.

C’est oublier que l'université Paris 12 Paris Est Créteil a accepté de plein gré d’adopter au 1er janvier 2010, les principes des compétences élargies proposés par la réforme des Universités voulue par Valérie Pécresse et que tout se passe très bien ! Tout le monde reconnaît que la réforme laisse plus de marges de manœuvre à l'université, à part les syndicats, bien entendu. D'ailleurs, lorsque le conseil d’administration de Paris 12 s’est prononcé en 2009 sur l’autonomie, le représentant du Conseil Régional et celui du conseil général du 77 pourtant socialistes ont voté pour. Seule la Vice-Présidente communiste du conseil général 94 a voté contre.

C’est aussi oublier que le budget de fonctionnement de l'université alloué par l'Etat a augmenté de façon exceptionnelle depuis 2007 : +4,1 millions d’euros soit +12,6% entre 2007 et 2010. L'Etat donne 175 millions d’euros chaque année à l'université, sur un budget total de 200 millions d’euros.

A ces millions, il faut ajouter 3,2 millions que l’Etat octroie pour la mise à niveau de l'immobilier, et 50 millions d’euros pour l'opération « Campus Paris-Est » (Créteil - Marne-la-Vallée).

Que fait en face le Conseil Général ? Hormis critiquer l’action de l’Etat, rien, à part remettre un Prix de l’Université du Conseil général du Val-de-Marne pour récompenser les travaux de recherche menés par des étudiants, opération sans aucun intérêt scientifique qui consiste à distribuer 15 000 euros au total sur quelques étudiants bien choisis …

Et pour l'opération campus qui prévoit la réhabilitation de nombreux bâtiments à Créteil, l’Etat a demandé au département et à la Région d’investir pour permettre de réhabiliter tous les bâtiments.

Résultat : aucune réponse !


Laurent



NB de Catherine Procaccia : la réponse est connue, on connaît leurs arguments ressassés, les universités sont de la compétence de l’Etat qui de toute façon ne fait pas assez et la future loi sur les collectivités locales obère trop les finances des collectivités pour qu’elles puissent agir!

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