Manuel de propagande
par José

Sarkozy aurait perdu la bataille de l’opinion ? Soit !
La majorité de nos compatriotes soutiendrait les grévistes ? Cela reste à démontrer, car le soutien fluctue en fonction de l’approvisionnement en carburant des stations essence de France et de Navarre… La solidarité a tout de même ses limites..

Mais de quoi s’agit-il au fond ?

D’amorcer une réforme indispensable que tous les gouvernements précédents, de gauche et de droite, jugeaient vitale mais qu’aucun n’ entreprit faute de courage politique.

Car tout le monde savait qu’il n’est pas possible de réformer la France, la gauche ayant même érigé le statu quo en programme de gouvernement. Sarkozy, lui, ne le savait pas et décida de secouer notre vieux pays où les conservateurs ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Cette réforme, quand-bien même elle serait imparfaite, s’inscrit dans cette logique qui veut que rien ne peut rester immuable dans un monde en perpétuelle mutation.

Alors l’opinion publique se fit entendre dans la rue.
Toujours les mêmes scandant les mêmes refrains… Nostalgie quand tu nous tiens !!
Irréductibles gardiens de l’orthodoxie du passé se regardant dans un miroir aux alouettes qui leur donna le sentiment d’être deux fois plus nombreux qu’il ne l’étaient vraiment…

Et pour faire le nombre, il fallut battre le rappel avant de pouvoir battre la pavé : routiers, raffineries ; écoles, universités… peu n’en fallut que crèches et pouponnières ne soient à leur tour réquisitionnées…

D’autres se joignirent à la fête sans être vraiment invités, prenant quelque acompte sur leur lointaine et future retraite en pillant ici ou là les boutiques que eurent le malheur de croiser leur chemin revendicatif….

Alors, toujours pour gagner cette bataille de l’opinion, on eut recours à une perception toute particulière de la réalité. Bref au mensonge : les casseurs seraient des policiers et les jeunes mourront à la tâche…

Aucune bataille, fut-ce celle de l’opinion, ne se gagne avec des plans foireux, des généraux incompétents n’ayant pas vu que leurs cartes d’état-major ne correspondaient plus au territoire actuel et appliquant avec un dogmatisme inquiétant des stratégies d’un autre siècle.

Edgar Faure avait coutume de dire : « ce ne sont pas les girouettes qui tournent mais le vent ».

Les rafales de la réalité et du progrès viendront, bientôt, remettre les girouettes dans le bon sens, afin que celles-ci comprennent que la seule bataille qui vaille la peine d’être gagnée n’est pas celle de l’opinion, car trop versatile, mais celle de la vérité.


José



Retour à la page d'accueil