Crise d’identité par José

 

Le Ministre de l’immigration Eric Besson a décidé d’ouvrir un débat sur l’identité nationale. L’idée est excellente, n’en déplaise aux chantres de la « bien pensence » qui jugent que celui-ci arrive trop tôt ou trop tard, qu’il obéit seulement à une logique politicienne puisque planifié à la veille des élections régionales, bref que ce n’est pas le moment.

 

Cela n’est guère surprenant. Chez ces gens-là, il n’est jamais opportun de poser les bonnes questions, c’est-à-dire celles qui ne sont pas uniquement celles de complaisance ou dans la plus pure tradition rhétorique de la langue de bois…

Pourtant, la question de l’identité nationale de la France, puisque comme le disait fort justement Molière « il convient d’appeler un chat un chat », n’est pas un mince sujet. Non! Au contraire. Ce sujet devrait mobiliser tous les esprits, toutes les catégories sociales, toutes les générations, tout ce qui, au fond, constitue le socle d’une nation. Disserter dans le respect et la tolérance sur l’identité de la nation de la France doit réunir et non diviser, démontrer qu’un peuple capable de se regarder en face sans miroir déformant est un peuple adulte et courageux. Affirmer une identité claire et sans ambiguïté aucune, c’est être fier de ses valeurs et de son patrimoine : valeurs morales véhiculées par une langue qu’il nous faut aimer, défendre et transmettre. C’est assumer nos racines, notre culture et notre histoire dans son intégralité.

 

 A l’heure où se fête la chute du mur de Berlin, symbole de division, l’identité nationale apparaît comme le ciment de notre pays, un enjeu majeur garant des libertés auxquelles nous sommes viscéralement attachés.

 

José

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