Edito


Être élu d’opposition n’est jamais facile, mais être conseiller UMP au sein du Conseil général de notre département devient de plus en plus difficile. C’est la raison pour laquelle, pour la première fois, je consacre cet édito au Département.

« Le Val de Marne, on y tient » clament les communistes depuis un an et demi à travers affiches, banderoles carte T, comme si nous, élus et villes de droite, on n’en avait rien à en faire de notre département ! En fait, c’est surtout à ses ressources financières que l’exécutif tient afin de pouvoir continuer à faire ce qu’il veut, comme il l’entend, avec l’argent des contribuables Val-de-marnais au profit de ceux qui sont «dans la ligne du parti ».

C’est la raison pour laquelle, les Départements de Gauche et les régions sont vent debout contre la remise en cause de la « clause de compétence générale » qui permet à leur collectivité de se saisir de n’importe quel sujet et que le projet de loi de réforme des collectivités, en cours de débat au Parlement, va remettre en cause. Pourtant, pour les associations, pour les communes, pour le citoyen lambda, ce principe se traduit par la plus grande confusion. A qui faut-il s’adresser pour bénéficier d’une subvention sportive, culturelle ou sociale, une aide pour des études à l’étranger ou des travaux de rénovation écologiques par exemple ? Au Département, à la Région ?
Cela dépend… du département ou de la région et surtout du bon vouloir des services administratifs et du Vice-Président concerné !

Ainsi la Région Ile de France a financé des opérations culturelles au fin fond de l’Afrique, mais refuse d’aider à la rénovation d’un orgue en Ile-de-France ou d’une exposition de peinture. Le Département aide certains projets de l’université de Paris XII (alors que l’enseignement supérieur ne relève pas de sa compétence) mais n’a toujours pas les moyens de financer la réhabilitation du collège Saint-Exupéry de Vincennes qui est de sa compétence.

Sans compter que, dans le Val-de-Marne, il vaut mieux habiter une commune rouge ou rose pour que le dossier soit étudié. Ainsi, l’aide financière au logement social va maintenant être limité aux communes qui ont non pas 20% de logements « sociaux » mais 20% de logements « très sociaux » ceux destinés aux plus démunis, alors que ce sont tous les types de logement qu’il faudrait aider !

Sans compter cette dernière décision inique - que nous allons contester juridiquement- de ne plus aider les crèches municipales …Naturellement, ce sont les villes de droite qui en ont le plus, celles de gauche ont elles des crèches départementales !

Depuis 9 ans que je suis Conseillère générale, jamais je n’avais autant ressenti de la part de la majorité un tel ressentiment à notre égard et cette fois parce que nous voulons réformer la France dans un sens qui ne leur convient pas. Mais ce n’est pas nous qui en pâtirons le plus, mais les citoyens, de droite comme de gauche, de nos villes, et cela me révolte.

Catherine Procaccia

 

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