Edito

Pitié pour nos enfants !

Ras-le-bol de ces gens qui font grève sans se soucier des autres ! Scandaleux ces enseignants-chercheurs qui continuent à ne pas faire leurs cours après 3 mois sans penser le moins du monde à ce que vont devenir leurs étudiants ! C’est un semestre de gâché, peut être une année  ! A quelques jours des dates théoriques des examens, et alors qu’il y a des élèves qui n’ont pas eu de cours du tout depuis février, certains enseignants continuent à faire grève  ! Le gouvernement leur a pourtant accordé beaucoup (peut-être même déjà trop !). Mais ils veulent « simplement » :  le retrait de la loi sur l’autonomie sur les universités, votée il y a deux ans et qu'ils avaient acceptée à l'époque, la démission des Ministres et sous-entendu, celle du Président de la République ! La démocratie, ne doit pas faire partie de leurs "recherches ».  Il n’y a donc plus rien  des revendications sur le fond.

Pour se déculpabiliser, ils réclament pour les étudiants la validation automatique, sans examens, du semestre …. Mais les étudiants ne veulent pas d’un diplôme au rabais, sans valeur,  qui les dévalorisera, alors que le Gouvernement fait tout pour remettre les universités au premier plan en leur accordant une réelle l'autonomie et en leur donnant des moyens inédits à coups de milliards d'euros, alors que les étudiants se détournent déjà des filières universitaires au profit des grandes écoles ou IUT( voir *), les enseignants-chercheurs veulent quoi ? Couler encore davantage l’université, mais continuer à être payé en ne donnant plus de cours. Car il semblerait que nos grévistes continuent à être payés, car s’ils ne font plus cours, ils continueraient à exercer leur fonction de chercheurs !

Que dire des étudiants étrangers qui sont venus en France, qui ont payé leur scolarité, qui n'ont pas eu cours, et qui n'auront pas leur semestre validé par leur université d'origine ? Eux, ne peuvent pas attendre septembre car les années commencent en Août aux USA et dans d’autres pays anglo-saxons. Certaines universités étrangères ont d’ores et déjà annoncé qu'elles allaient rompre leur convention d'échange avec les universités françaises. Donc, nos enfants non plus ne pourront plus partir un semestre ou une année à l’étranger !

(*) Quelques chiffres : baisse de 37% à  Lyon-I, en maths-informatique, c’est une des UFR en grève ; à Reims, qui a connu de longues périodes de blocages  enregistre une baisse de 20 % en lettres, sciences humaines et sociales, (Le Monde, 15/05/09). Et Paris VIII St denis, moins 30%.

Laurent et Catherine

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