Service minimum dans les écoles

Cette idée approuvée par la majorité des français, est naturellement récriée par les syndicats d’enseignants alors que service minimum ne veut pas dire interdiction du droit de grève, mais déclaration des grévistes 48 heures à l’avance afin que l’entreprise ou la collectivité puisse s’organiser, prévenir les usagers et mettre en place des « services de remplacement ». Il ne s’agit pas de faire la classe à la place des enseignants mais d’organiser une garderie pour les parents qui ne peuvent pas garder leurs enfants.

Jamais, en défendant le texte « service minimum  dans les transports terrestres de voyageurs » en juillet dernier, je n’aurais pensé que cette notion  avancerait si vite. C’est très bien. Ce sont toujours les usagers qui sont pris en otages.  Par contre, l’ancien maire adjoint à l’enseignement que je suis se pose des questions pratiques : un enseignant peut s’occuper de 30 enfants dans une classe, mais un animateur n’est agréé que pour une dizaine d’enfants. Pour une classe de 30, il faudra 2 ou 3 personnes … et occuper les enfants car il ne s’agit pas de faire cours à la place des grévistes ! Et dans quels locaux ?

Mais je ne suis pas Ministre de l’Education (heureusement) et j’espère que des solutions concrètes vont être trouvées.

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