Le coup de gueule de José                               

 

Joli mois de Mai…

En mai, fais ce qu’il te plaît…

Ça tombe bien, moi ce qui me plaît c’est de garder une certaine liberté de pensée, parfois dans le vent, parfois à contre-courant…

Or, depuis quelques semaines on nous rebat les oreilles avec le 40 ème anniversaire de Mai 68.

Articles de presse, livres à foison (il suffit de regarder les vitrines des librairies) et, pour finir, un film. On nous annonce (on nous promet, certains le souhaitent c’est indéniable) un nouveau mois de mai digne de son illustre aîné !

Bref tout est bon pour nous vendre, dans tous les sens du terme, un épisode de notre histoire qui fut ce qu’il fut et dont on ne peut pas, car il est trop tôt, connaître les impacts positifs ou négatifs…

Le droit d’inventaire viendra plus tard, avec les générations qui ne seront ni juges ni parties.

Il est largement temps en revanche de constater que depuis 40 ans le monde a beaucoup évolué et beaucoup changé.

Les aspirations et les craintes de la jeunesse aussi.

Aussi vouloir calquer la réalité d’aujourd’hui sur des schémas et des discours obsolètes confine à la supercherie.

« Nous sommes tous les héritiers de MAI 68 » entend-on ici ou là… La belle affaire. L’histoire est une succession d’héritages successifs. Toutes les générations ont reçu un legs des générations précédentes qu’elles ont tenté de transmettre dans les conditions les meilleures à celles futures.

Cela se passe aussi comme cela dans les familles.

Mais recevoir un héritage ne signifie pas qu’il faille ne rien en faire : il convient de le faire fructifier, de se séparer de ce que l’on ne peut pas (ou que l’on ne veut pas) garder et conserver ce qui bon, ce qui est utile. Le fait d’hériter n’implique pas de vivre en héritier oisif !

Je crois très sincèrement qu’il nous faut nous débarrasser de l’idéologie de Mai 68 qui fut, peut-être, pertinente en son temps, un passage obligé en quelque sorte à  une certaine période, mais qui  est aujourd’hui largement dépassée et, pour tout dire, hors sujet.
C’est le sens du fameux « il faut en finir avec Mai 68 » lancé par Nicolas Sarkozy à la veille de son élection. Que voulait-il dire alors ?

Que le temps était venu de lire notre époque avec des lunettes adaptées et qu’il nous fallait écrire une nouvelle page de notre histoire avec une plume toute neuve.

 « L’Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies » écrivait Tocqueville. Puissions-nous, une fois n’est pas coutume, faire mentir son auteur.

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