L’hôpital Bégin de Saint-Mandé/ Vincennes menacé


Ce qui s’apparentait, il y a quelques semaines encore, à des « bruits de couloirs » au sein de l’établissement pourrait malheureusement se confirmer dans les prochains jours.

Inquiets par la situation actuelle, ce sont des membres du personnel de l’hôpital Bégin qui ont fait échos de leurs doutes en alertant Catherine Procaccia. Pour des raisons purement budgétaires, l’abandon de l’établissement serait prévu d’ici 18 mois.

Une inquiétude accentuée par la fermeture de l’hôpital des armées Calmette de Lorient à laquelle l’actuel Ministre de la Défense ne s’était pas opposé en 1998 alors maire de cette ville.
Un climat qui pèse sur le personnel car faute d’informations précises sur l’avenir, des départs pourraient fragiliser l’offre de soins et la situation des patients actuellement suivis.

En raison de l’urgence, Catherine Procaccia a immédiatement interrogé le Ministre de la Défense mais déplore de n’avoir obtenu aucune infirmation ou confirmation.
Si la fermeture de Bégin était confirmée, elle interviendrait après une rénovation massive de l’établissement qui, inaugurait un nouveau bâtiment ultramoderne il y a à peine quelques mois encore, offrant désormais une capacité d’accueil de 360 lits. Une aberration  après ces investissements massifs mais surtout eu égard à la spécificité de l’hôpital qui a su prouver son efficacité dans le cadre des missions militaires prioritaires et celui d'un service public de proximité.

Intégré dans l'ensemble hospitalier militaire parisien (EHMP) et dans l'organisation régionale des soins de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France (ARS-IDF), l’hôpital a su s’adapter à l’offre de soins du département et contrairement à d’autres hôpitaux militaires a dû recruter des personnels de santé non militaires.
Le sort de l’hôpital Bégin réside désormais entre les mains du nouveau gouvernement.

La sénatrice appelle une information rapide du personnel de Bégin quant à l’avenir de l’établissement. En attendant d’obtenir des renseignements du Ministère de la Défense, elle s’entretiendra cette semaine avec un délégué territorial de l’ARS du Val-de-Marne à ce sujet.

 

Retour la page d'accueil