Les communistes aussi sont mortels

On parle beaucoup de la défaite de l’UMP et de la perte de trois sièges de députés dans le Val-de-Marne : Patrick Beaudouin, Didier Gonzales (Villeneuve-le-Roi), Richard Dell'Agnola (Thiais).


Mais la vague rose a eu des effets collatéraux plus discrets mais peut être plus graves pour les intéressés.  Non seulement les communistes ont perdu le dernier siège de député qu’ils détenaient dans ce département qui fut celui de Maurice Thorez et de Georges Marchais, mais tous les candidats Front de Gauche-PC ont été battus  et ne se sont même pas maintenus au second tour !


Pourtant, ce sont des poids lourds du PC qui ont été au front: quasiment tous des conseillers généraux, vice-présidents du Conseil général.  Jusqu’à présent, le Val-de-Marne avait résisté, malgré l’effondrement de leur grand frère soviétique.


Les communistes ont du souci à se faire : les socialistes ont entrepris de leur prendre la présidence du département et si possible leurs grandes villes, comme ils l’ont fait en Seine Saint Denis.   Ainsi La coalition EELV-PS  de la 6eme circonscription a battu à plate couture le duo communiste qui se présentait et avait pourtant des atouts : candidate, Nora Saint Gall, maire-adjointe et … fille du Conseiller général avec comme suppléant, JF Vogué, Maire de la commune et ancien sénateur.


Les municipales à venir aiguiseront sans doute  l’appetit  de la nouvelle députée, sauf si la loi sur le cumul des mandats était votée.


Mais alors, Christian Favier choisira-t-il le Sénat ou la présidence du Conseil général … en supposant que les communistes y soient encore majoritaires.


Ne me demandez pas de verser des larmes de crocodiles sur la disparition de ces dinosaures. Mais elle me réjouirait si la montée des socialistes n’en était pas le pendant.

J’avoue ne pas avoir compris leur stratégie électorale dans notre département : le PS signe des accords avec les verts et non avec le PC, mais dans les deux seules circonscriptions où les communistes pouvaient se maintenir, ils se sont retirés pour laisser le socialiste arrivé en tête seul et obtenir 100 % des suffrages. Sans doute un relent des « élections » en URSS ou en Chine.

 

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