Edito

La fin du printemps électoral


« Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument »


Après les villes, les départements, les régions, le Sénat et la Présidence de la République, c’est l’Assemblée nationale qui passe à gauche. Dans un climat de défaite nationale, la tristesse et la déception ont un goût d’amertume tout particulier avec le revers de notre député Patrick Beaudouin, battu de 844 voix. Je voudrais ainsi saluer un élu de terrain, qui a toujours su répondre présent pendant dix ans pour les habitants de Saint-Mandé, Vincennes et Fontenay-sous-Bois et qui a vaillamment défendu les valeurs de la France à l’Assemblée nationale au sein des commissions des Affaires sociales puis de la Défense nationale de 2002 à 2012. Ce n’est pas une candidate mal implantée dans nos villes qui l’a battu, mais la dynamique de l’accord PS-EELV qui, malgré les réticences des militants socialistes locaux, a su mobiliser plus que notre électorat.

C’est d’abord la surprise qui nous a tous frappés y compris les médias qui ne pronostiquaient pas le passage à gauche d’une circonscription qui avait tenu bon en 1981 et 1988. Pourtant des signes nous avaient alertés, les Verts et la gauche en général ont régulièrement montré qu’ils gagnaient du terrain notamment à Vincennes.

La principale leçon de ces élections législatives est la démobilisation de notre électorat vincennois.

Déjà pour les présidentielles, le Président de la République était arrivé, à l’étonnement général, légèrement en tête devant Nicolas Sarkozy.
Est-ce la défaite de notre candidat naturel qui a déclenché ce fort courant abstentionniste : 38% à Vincennes, 42% à Saint-Mandé et jusqu’à 45% à Fontenay ! Notre circonscription reflète presque le score national de 44,5% alors que ce n’est pas dans ses pratiques électorales. L’abstention a progressé de 4 points depuis 2007 et a malheureusement fait le jeu de la gauche plus unie que nous l’imaginions puisqu’elle qu’elle s’était présentée divisée au 1er tour (candidates EELV, Front de Gauche et un dissident PS).

Je suis particulièrement affectée par ce résultat. Patrick Beaudouin est un ami et un compagnon politique de plus de 30 ans et je sais, comme je l’ai dit dans de multiples réunions, tout le mal que l’idéologie Verte-PS va faire à nos communes.
Mais je suis cependant heureuse que face aux dangers, la 6ème circonscription ait su éviter les luttes fratricides à droite.
Ce rassemblement ne nous a pas permis d’éviter le pire mais sans lui, le résultat aurait vraiment été sans appel. J’écris d’ailleurs ces lignes un 18 juin avec aussi des ambitions pour la France que je veux laisser à mes enfants.


Vous pouvez compter sur mon engagement au Sénat qui a été sans faille depuis sept ans, même si je vais maintenant me sentir un peu seule puisque je deviens, malheureusement, la seule parlementaire de notre circonscription à défendre nos idées et nos valeurs.

Catherine Procaccia


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