Edito

 

Après les villes, les départements, les régions, le Sénat et la Présidence de la République, c’est l’Assemblée nationale qui passe à gauche. Dans un climat de défaite nationale, la tristesse et la déception ont un goût d’amertume tout particulier avec le revers de notre député Patrick Beaudouin, battu de 844 voix.

Je voudrais ainsi saluer un élu de terrain, qui a toujours su répondre présent pendant dix ans pour les habitants de Saint-Mandé, Vincennes et Fontenay-sous-Bois et qui a vaillamment défendu les valeurs de la France à l’Assemblée nationale au sein des commissions des Affaires sociales puis de la Défense nationale de 2002 à 2012. Ce n’est pas une candidate mal implantée dans nos villes qui l’a battu, mais la dynamique de l’accord PS-EELV qui, malgré les réticences des militants socialistes locaux, a su mobiliser plus que notre électorat. C’est d’abord la surprise qui nous a tous frappés y compris les médias qui ne pronostiquaient pas le passage à gauche d’une circonscription qui avait tenu bon en 1981 et 1988. Pourtant des signes nous avaient alertés, les Verts et la gauche en général ont régulièrement montré qu’ils gagnaient du terrain notamment à Vincennes. La principale leçon de ces élections législatives est la démobilisation de notre électorat vincennois.

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Catherine Procaccia

Perchoir fatal

Dans ce tsunami rose-vert, on compte cependant quelques bonnes nouvelles :

  • Mélenchon battu dès le 1er tour alors qu’il croyait remplir son caddie sans faire d’effort,
  • la liste noire du FN n’a pas prouvé son efficacité : Xavier Bertrand, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet ont été élus,
  • François Bayrou a payé son choix pour le second tour de la présidentielle.

Enfin quelques parachutes sont tombés en vrille : S. Royal et J. Lang ont été battus par des candidats locaux bien implantés. Tous deux prétendaient devenir Président de l’Assemblée nationale (mais on évoquait aussi F. Bayrou pour le remercier de son geste). Ségolène Royal a fait la démonstration qu’avec de si terribles amis (suivez le tweet), elle n’a plus besoin d’ennemi. Quant à « Jack », il a peut-être enfin compris que Place des Vosges et le département des Vosges, ce n’étaient pas les mêmes électeurs. On peut en tous cas féliciter la rue de Solferino pour ces erreurs. Ces trois « héros » déchus vont bien tenter de continuer à exister médiatiquement ! Un point commun, ils n’auront pas accédé au « Perchoir » (nom donné au siège du Président de l’AN), ils en seront plutôt tombés ! [...]
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Nouvelle donne au Sénat

La chambre Haute devient en quelque sorte le maillon faible pour le gouvernement au regard de sa courte majorité et de ses alliances politiques passées qui finiront certainement par le « gêner » sur certains textes de loi. Si l’Assemblée s’impose comme fer de lance du fait majoritaire, au Sénat, le PS a besoin du Front de gauche, des Verts et des radicaux pour l’emporter. Ce qui explique la nomination de plusieurs sénateurs au Gouvernement (qui avait d'ailleurs été annoncé par Catherine Procaccia).[...]
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Les communistes aussi sont mortels

On parle beaucoup de la défaite de l’UMP et de la perte de trois sièges de députés dans le Val-de-Marne : Patrick Beaudouin, Didier Gonzales (Villeneuve-le-Roi), Richard Dell Agnola (Thiais). Mais la vague rose a eu des effets collatéraux plus discrets et pourtant peut-être plus graves pour les intéressés. Non seulement les communistes ont perdu le dernier siège de député qu’ils détenaient dans ce département qui fut celui de Maurice Thorez et de Georges Marchais, mais tous les candidats Front de Gauche-PC ont été battus et ne se sont même pas maintenus au second tour! Pourtant, ce sont des poids lourds du PC qui ont été au front:quasiment tous des conseillers généraux, vic-présidents du Conseil général. Pourtant jusqu’à présent, le Val-de-Marne avait résisté, malgré l’effondrement de leur grand frère soviétique. [...]
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Abstention : éclairage sur un record
par Johann

Le Val-de-Marne a tristement brillé par son taux d’abstention record aux élections législatives de 2012 (moyenne nationale 42,77%). En 2011, ce fut pire aux élections cantonales qui avaient enregistrées une abstention de 63,71%. Mais nous savons tous, qu’en milieu urbain, le conseiller général a du mal à exister et à se faire connaître. On peut trouver quelques éléments de réponse à cette abstention dans la réforme constitutionnelle qui a institué le quinquennat. En liant élection du Chef de l’Etat à celle des députés l’objectif affirmé était d’éviter la cohabitation qui a paralysé nos institutions par le passé. En décembre 2000, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi ayant pour objet de fixer la date d'expiration du mandat de l'Assemblée nationale au « troisième mardi de juin » alors que cette date était « le premier mardi d'avril » (date de la dissolution de 1997) [...].
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  Rubrique Vincennes

Venise et les "drôles de dames"

La gauche a gagné la circonscription mais a aussi gagné du terrain dans une ville comme la notre que l’on croyait définitivement ancrée à droite. Certes Patrick Beaudouin a fait 51,85 % en juin, (mieux que Nicolas Sarkozy dépassé par François Hollande) mais ce score est de 5 points inférieur à celui de 2007. Surtout, la Gauche (ou les gauches) ont progressé de près de 1400 voix entre ces deux élections alors que celles de droite ont stagné.
On peut légitimement s’interroger sur les raisons de cet effritement. La déception de notre électorat perturbé par les présidentielles et l’abstentionnisme n’explique pas tout. Pour moi, le net rajeunissement de la population Vincennoise – a changé la sociologie politique. L’ouverture d’un nouveau collège, d’écoles, de crèches, la création de logements sociaux répondent à ces nouvelles attentes tout comme la politique de développement durable et les projets écologiques : « circulation douce », centre-ville presque piéton, squares et espaces verts et même installation de ruches [...].
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L'hôpital Bégin de Saint-Mandé/Vincennes menacé
par Marie-Anne

Ce qui s’apparentait, il y a quelques semaines encore, à des « bruits de couloirs » au sein de l’établissement pourrait malheureusement se confirmer dans les prochains jours. Inquiets par la situation actuelle, ce sont des membres du personnel de l’hôpital Bégin qui ont fait échos de leurs doutes en alertant la sénatrice. Pour des raisons purement budgétaires, l’abandon de l’établissement serait prévu d’ici 18 mois. Une inquiétude accentuée par la fermeture de l’hôpital des armées Calmette de Lorient à laquelle l’actuel Ministre de la Défense ne s’était pas opposé en 1998 alors maire de cette ville. Un climat pèsant pour le personnel car faute d’informations précises sur l’avenir, des départs pourraient fragiliser l’offre de soins et la situation des patients actuellement suivis.
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Agenda

Samedi 30 juin
Date limite pour payer la cotisation UMP 2012 et pouvoir ainsi participer à la désignation de son Secrétaire général à l'automne prochain. Règlement possible sur le site de l'UMP.

 

Mardi 3 juillet
Début de la session extraordinaire avec engagement de la reponsabilité du Gouvernement (sans risque!).

Mercredi 4 juillet
Vote au Sénat de la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

Vendredi 3 août
Fin de la session extraordinaire du Parlement.

François Hollande : j'avais oublié de vous dire

Coup de gueule

Ce que les promesses de François Hollande vont coûter
par Laurent

François Hollande a été élu de peu (51,6 %) : rappelons qu'il détient le triste record du Président Français le plus justement élu depuis plus de 30 ans : Nicolas Sarkozy l'avait emporté avec 53% en 2007, Jacques Chirac avec 82% en 2002 et 52,6 % en 1995, et François Mitterrand avec 54 % en 1988, 51,76% en 1981. François Hollande a donc été élu sur le fil parce qu'il a fait des promesses impossibles. 50 jours après sa prise de fonction, nous voyons déjà que ses promesses ne sont pas tenables. J'en prendrais quatre qui ont du toucher les Vincennois : Premièrement, le retour à l'équilibre des finances publiques en 2017. Avec la mise en place de quelques mesures comme la création de 60 000 places de professeurs, qui à elle seule coûtera plusieurs milliards d'euros, il faudrait des réductions drastiques des dépenses de l'Etat, en commençant par le non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 dans tous les ministères hors éducation nationale, et notamment les ministères qui emploient beaucoup comme la santé, la défense, le travail (pôle emploi). Mais quand l'UMP a sorti ce chiffre de 2 sur 3 la semaine dernière, Hollande s'est empressé de nier personnellement. Réunis lundi en séminaire chez le Premier Ministre, les ministres verts – PS ont discuté pendant plusieurs heures, sans qu'il n'en ressorte rien à la presse. Il ont juste conclu entre eux qu'ils n'arriveraient pas à obtenir le retour à l'équilibre des finances publiques en 2017. [...]

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Les phrases 
 

Claude Bartolone,
nouveau Président de l'Assemblée Nationale, se plaisait il y a quelques jours à raconter

qu'il avait commencé à l'Assemblée une souscription pour ériger une statue à la gloire de Nafissatou Diallo, (ndlr : la femme de ménage qui a fait tomber Dominique Strauss-Khan dans de beaux draps!)

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« C'est une élection locale [à la Rochelle]. On ne va pas appeler le pape, Barack Obama ou Michael Jackson »

Jean-François Fountaine,
ancien proche de Jospin et porte-parole d'Olivier Falorni, à propos de la demande de soutien de Ségolène Royal à Lionel Jospin.

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Chiffre choc:

3, 55 millions d'€uros

: le coût de la journée d'investiture de François Hollande à l'Elysée le 15 mai dernier. Entre réception à l'Elysée, à l'hôtel de ville de Paris et transports des personnalités et amis. Une somme qui n'a jamais été évoquée dans les médias.

En 2007, Nicolas Sarkozy et la fameuse soirée au Fouquet's aurait coûté 1,12 millions d'euros...