Zoo de Vincennes : rénovation et réouverture engagés


par Laurent

Le 8 juin dernier a marqué une étape décisive dans l’histoire du Zoo de Vincennes au XXIème siècle puisque le permis de construire la Préfecture de Région a délivré le permis de construire qui va mettre fin à l’incertitude sur la rénovation. C’est une étape essentielle vers la réouverture du Zoo.

Nous pouvons saluer l’engagement de Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. En attribuant, en 2009, une subvention de 30 millions d’euros au projet, elle a sauvé notre Zoo. Ces 30 millions ont permis la conception d’un projet de 120 millions d’€, les 90 millions restant provenant des recettes d’admission (cumul sur 20 ans).

Car si le zoo s’est mal porté pendant des décennies, c’est aussi parce que ses recettes servaient essentiellement … au fonctionnement du Museum National d’Histoire Naturelle dont il dépend. Ce ne sera plus le cas à l’avenir, car Valérie Pécresse a aussi augmenté substantiellement les moyens de fonctionnement du Museum.

Mais l’argent s’il est essentiel ne suffisait pas : il fallait un projet architectural satisfaisant. Ce qui était loin d’être évident. Le Parc zoologique de Paris, créé en 1932, possède en effet une identité paysagère forte avec la présence de faux rochers en béton - le plus haut culminant à 65 m de hauteur - qui se sont dégradés au fil des ans, tout comme les bâtiments. Certains enclos ont d’abord été fermés puis c’est tout le zoo qui a suivi, fin 2008 tant il était devenu dangereux pour ses occupants et les visiteurs.

Des visions antagonistes
Si la décision de rénover a pris autant de temps, c’est pour deux raisons : d’abord parce qu’il fallait trouver les 120 millions d’€ nécessaires pour la rénovation du zoo, ensuite parce que 2 visions architecturales antagonistes s’opposaient:

- celle des architectes des bâtiments de France, qui voulaient conserver tous les rochers en béton car ils font partie du patrimoine du bois de Vincennes
- celle des défenseurs des animaux et des parcs zoologiques modernes, qui estiment que le béton n’est pas adapté aux animaux, et qu’il faut placer les animaux dans un décor ressemblant à leur habitat naturel.

Les architectes ont réussi à trouver un habile compromis entre les deux, en conservant quelques rochers et notamment le plus haut, celui de 65 mètres, tout en créant un vrai parc paysager avec des enclos les plus vastes possibles et enrichis avec des branchages, des rochers, de telle manière que les animaux puissent exprimer leurs fonctions biologiques et comportementales.

Dans ce contexte tendu, il s’en est fallu de peu pour que le projet ne se fasse pas. Il faut souligner que le rôle des élus locaux dans ce projet n’a pas facilité les choses: certains comme Patrick Beaudouin, député-Maire de Saint- Mandé, seule commune jouxtant le zoo, ont joué un vrai rôle de facilitateurs. D’autres, pourtant plus concernés par le bois que le zoo, ont voulu poser des conditions, ont demandé des compléments qui ont failli faire échouer le projet.

Remarquable : alors que le zoo se trouve sur le territoire de Paris, la ville ne daigne pas investir 1 euro dans sa rénovation !
Celle-ci se fait par le biais un contrat de Partenariat Public Privé signé par la Ministre,, le Muséum National d’Histoire Naturel et le consortium « Chrysalis » mené par Bouygyes.
Le partenariat public privé garantit les délais de fin des travaux, fixés à septembre 2013, et la réouverture en mars 2014, après une période d’acclimatation nécessaire des animaux. Nous aurons tout près de notre ville, un des plus beaux zoos au monde, un « zoo du XXIème siècle ». Il s’organisera autour de 6 biozones : Savane – Sahel, Europe, Patagonie, Guyane, Madagascar et Forêt équatoriale. Chaque biozone incarnera une problématique majeure en termes de conservation (déforestation, pollutions, réchauffement climatique), et respectera le bien être de l’animal. Le projet a une forte dimension pédagogique, il a été conçu afin d'immerger le visiteur qui pénétrera dans les habitats naturels des animaux et sera « invité chez les animaux ». Par ailleurs, le zoo accueillera, après sa rénovation, des espèces menacées impliquées dans des programmes internationaux de conservation, comme les rhinocéros blancs.

Si vous voulez que renaisse le zoo, ne laissez pas les seuls anti-parcs-zoologiques s’exprimer lors de l’enquête publique sur l’autorisation de présenter des animaux sauvages et sur la protection de l’environnement. Elle se déroule du 8 juin au 8 juillet à la mairie du XIIe arrondissement de Paris (130, av. Daumesnil) aux créneaux ci-dessous :


  • samedi 18 juin de 9h à 12h,
  • jeudi 23 juin de 16h à 19h,
  • mercredi 29 juin de 14 h à 17 h,
  • vendredi 8 juillet de 14 h à 17 h
  • La seule action de la Ville de Paris est d’accueillir les réunions d’enquête publique !

    Laurent >

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