Rosa, Rosa, Rosam par José

Le parti socialiste s’étonne aujourd’hui de ne plus remporter d’élections majeures, de ne plus faire rêver (si l’on accepte le principe que rêve et socialisme sont compatibles), et de perdre de façon inexorable ses militants.

Moi, je ne vois pas ce qu’il y a de surprenant à cela. Au contraire, ce qui est dans le fond rassurant, la situation actuelle des socialistes est pathétiquement normale.

Spectateur attentif de la vie politique nationale depuis les années 80, j’ai assisté aux mutations de notre monde : économie, technologie, société, éducation...

Nul ne peut nier de bonne foi que les enjeux, les problématiques et leurs solutions potentielles d’aujourd’hui soient identiques à celles d’hier. Sauf à être de mauvaise foi, ou déconnecté de la réalité, ou bien encore à vivre dans un monde parallèle.

Je crois bien que le parti socialiste combine, avec un rare talent, les trois hypothèses ci-dessus. Des hypothèses qui se transforment en certitudes avec la preuve « sémantique ». Les socialistes parlent une « langue morte », incompréhensible pour la majeure partie des vivants. Ils emploient des mots creux, vides de sens et sans substance. Il suffit pour cela d’écouter et de réécouter les discours des « orateurs » socialistes pour voir que leur vocabulaire est resté à quai alors que le train de la réalité s’est accéléré.

On ne décrit pas le présent avec les mots d’un autre temps. On n’imagine pas le futur en conjuguant le passé. Les idées se matérialisent à travers le langage. Le monde ne peut se traduire qu’à travers une langue vivante.

La langue socialiste se décline au passé, au mode passif.

Sarkozy a su, lui, renouveler la pensée et le langage politique afin que ceux-ci « parlent » à la grande majorité de nos concitoyens démontrant ainsi que « dire », c’est « faire ».

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