Saint-Maur contamine Saint-Mandé

Si vous n'avez pas suivi les actualités départementales depuis ma dernière newsletter, sachez que Sylvain Berrios, Maire-adjoint et conseiller général de Saint-Maur a battu le député-maire sortant, ex ministre, Henri Plagnol dont l'élection avait été annulée par méconnaissance du droit électoral.

Victoire sans contestation possible avec 56,6% des suffrages.

En toile de fond de cette rupture, des divergences sur la politique municipale, sans nul doute, le fait que H. Plagnol, investi UMP en juin, a rejoint l'UDI de Borloo une fois élu.
Les électeurs n'aiment pas les infidélités.

Malheureusement, ce succès en fait rêver certains.

A la surprise générale et à la mienne en particulier, deux maires-adjoints UMP de Saint-Mandé, 2 élus non-inscrits et un UDI viennent d'annoncer faire une liste municipale en 2014 contre leur maire Patrick Beaudouin.

Mais, contrairement à Saint-Maur où la grande majorité des élus suivaient S. Berrios, à Saint-Mandé 22 des 27 conseillers et maires-adjoints se sont déclarés solidaires de notre ancien député.

Françoise Dussud, responsable de l'UDI a déclaré que ce parti restait dans la majorité municipale.

Autre contagion : Chennevières où le même processus est enclenché.

Si les ambitions de chacun sont légitimes, celle qui comme moi vit dans l'opposition tant dans le Val-de-Marne qu'au Sénat, aimerait que chacun réfléchisse.
Il n'y aura pas de vague bleue aux municipales car des listes de droite concurrentes divisent les électeurs qui, déboussolés, ne se déplacent pas pour voter. Aucune ville n'est certaine de ne jamais passer à gauche.

Les maires doivent accepter d'entendre les critiques.
Les élus qui n'existent la plupart du temps que parce que le maire les a choisis ne doivent pas être des Iznogoud (quand le grand vizir veut prendre la place du calif).



Retour