La Question Française a calé par Mickaël

 

Cette semaine à la télévision, peut être avez vu comme moi l'exclusion des immigrés de Calais du hangar dans lequel ils s'étaient réfugiés? Probablement parce qu'originaire du Nord, j'ai été particulièrement frappé par ces images qui relancent de façon régulière la question de l'accueil des immigrés.


Loin de moi l'idée de faire par ces lignes une quelconque morale ou d'apporter une solution miracle à cette problématique complexe. Non, l'idée est plutôt ici de partager avec vous un ressenti sur ce qui ne peut laisser indifférent et sur ce qui touche notre dignité d'homme.


A l'heure du débat sur l'identité nationale et si on en croit notre devise héritée de la révolution, on aimerait qualifier de Français celui qui est animé de fraternité. La France, portée par sa croissance, parvenait jusqu'ici à accueillir ces vagues d'immigrés qu'elle appelait même de ses voeux.
Aujourd'hui, rongés par une crise qui nous touche au coeur, la peur du lendemain a créé une peur de l'autre au présent. Parfois critiquée dans la façon dont elle s'occupe de ses propres enfants, la Mère Patrie doute de sa capacité à adopter.

Personnellement, je pense que ce doute doit être dépassé. La France n'est pas un gâteau figé à distribuer mais une richesse à construire. Chaque homme animé par ce désir d'œuvrer pour la France et dont la France a besoin est le bienvenu s’il en respecte les valeurs. C'est cette capacité à construire une histoire commune qui constitue le ciment d'une nation Française en perpétuel (re)construction. Animés alors d'un a priori optimiste, nous pourrons ensuite réfléchir à la façon (et sous quelles conditions) la France peut accueillir ses futurs enfants.

Chacun peut en effet comprendre que l'immigration doit se faire de façon réfléchie et ordonnée et je ne rentrerai pas ici dans une discussion sur les critères ou conditions qui doivent être remplies.
Mais cette rationalité nécessaire ne doit être synonyme ni de froideur ni d'indifférence à l'autre.
Cette rationalité ne sera qu'humaine qu'à partir du moment où elle part de la conviction que l'autre est une chance pour soi (et vice versa)...


Ainsi, si nous ne sommes toujours pas capables de nous définir nous mêmes en tant que Français, nous pourrons toujours demander à ces nouveaux venus ce qu'ils pensent de la France.


Mickael

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