Le coup de gueule

 

« Courage Peillon »par José Zullo

Après l’adage (comique) « courage fuyons », en voici un nouveau (tragi-comique) « courage Peillon » !

Je ne sais toujours pas comment interpréter l’attitude scandaleuse (couardise, suffisance, calcul politique, bêtise) de ce soi-disant politique qui a boycotté une émission de télévision, après en avoir confirmé sa présence, au prétexte qu’il s’agissait d’un piège.

Piège terrible au demeurant : participer à un débat avec Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale, et Marine Le Pen, la fille de son père.

Que nous dit Monsieur Peillon ? Qu’il ne souhaitait pas servir de faire-valoir, qui plus est en seconde partie de soirée, aux deux autres débatteurs qui auraient, quant à eux, eu les honneurs du « prime-time » !

Passons.
Mais alors pourquoi avoir déclaré, le matin même de l’émission, qu’il se rendrait bien sur la plateau d’une chaîne publique dont il demanderait le soir même – rien que ça - la démission de la direction ?

Je crois plutôt que Monsieur Peillon a voulu faire un « coup de pub », raté au demeurant, et nous ne sommes pas prêts de le revoir sur un plateau télévision. Mais je crois surtout que le courageux politique a battu en retraite avant la première escarmouche, ayant sans doute pris conscience que sa cartouchière était désespérément vide, autrement dit qu’il n’avait aucun argument tangible et sérieux à faire valoir (pour le coup) dans un débat où il faut en avoir (des arguments), que l’on soit pour ou que l’on soit contre. En cela, Peillon est à l’image de son parti : pas d’idées, et des postures prise en fonction du vent comme les girouettes du haut de leur clocher.

Je suggère à Monsieur Peillon de créer sa propre télévision qui organiserait des débats auxquels seraient conviés des orateurs en parfait accord avec Monsieur Peillon, et dont il serait à la fois la direction et la rédaction.

Je me souviens de la colère de ce dernier (décidément cela devient une habitude) envers Ségolène Royal venue participer à une réunion à laquelle elle n’avait pas été invitée… Monsieur Peillon, lui, ne va pas là où on l’invite !

Allez comprendre…

José

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