Vote des étrangers : la vérité si je mens



Ce jeudi 8 décembre, le Sénat a adopté une proposition de loi socialiste qui permettrait aux étrangers non européens de voter aux élections locales.

Même si les avis sont partagés des deux côtés de l’hémicycle (les centristes y sont favorables, quelques UMP aussi et certains PS y sont opposés), les débats ont été purement politiques. La Gauche, qui sait que ce texte ne peut être adopté rapidement, a voulu faire parler d'elle et du "nouveau" Sénat. Il n'y a en fait qu'une seule urgence : réussir à pousser les électeurs attachés au lien entre nationalité et droit de vote à voter Front national, afin rejouer un 21 avril en faveur de Hollande.

Risque de développement des communautarismes, non réciprocité pour les Français installés à l’étranger, retour au suffrage censitaire reposant sur le paiement des impôts locaux-tels ont été quelques uns des arguments forts, mais non écoutés.

Imaginez un conseil municipal dans lequel seul le maire et ses adjoints seraient français; les autres conseillers municipaux étrangers (puisque les immigrés ne peuvent être ni maire ni maire-adjoint selon la proposition de loi), c'est irréaliste! Des citoyens qui ne savent pas lire ou écrire pourraient aussi voter. Nous n'avons pu avoir aucun échange juridique serein sur ces questions.

Pour ma part, j’ai surtout insisté sur l’injustice faite aux citoyens européens qui eux en revanche ne pourraient toujours voter qu'aux municipales et à condition qu’il y ait un accord de réciprocité entre leur pays d'origine et la France.

Avec la proposition de loi présentée par une nouvelle sénatrice du Val-de-Marne, Esther Benbassa (une élue verte, universitaire Parisienne qui est allée à Bobigny en croyant arriver à la préfecture du Val-de-Marne il y a quelques mois), les étrangers hors Union européenne n’auraient pas ces contraintes!

La Gauche sait donc que cette loi, mal ficelée, serait annulée par le Conseil constitutionnel ; mais cela ne l’a pas empêchée de la présenter car, son but n’est pas de l’appliquer, immédiatement, mais de faire parler des socialistes !

 

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