Les SDF et le Bois de Vincennes

Il est bien triste que le nom de Vincennes soit associé à celui du décès de 3 SDF en un mois. Il est encore plus triste que des hommes meurent parce qu’ils préfèrent rester seuls et isolés, refusant l’aide des associations.

Que fait la Ville de Paris, que fait le Gouvernement pour ces 66 sans-abri qui ont choisit de s’isoler dans notre bois…N’était-ce pas ce que nous avons entendu ? Mais quand la Ministre, Christine Boutin annonce, ce mercredi 26 Novembre qu’ il faudrait, peut-être, contraindre ces personnes à rejoindre un foyer lorsque le froid se fera intense, les mêmes crient que c’est une atteinte à la liberté …une «  grave régression » (X. Emmanuelli).

Oui, il est plus simple de réclamer un logement pour chacun surtout quand on sait pertinemment que c’est un objectif impossible à atteindre et d’accuser après l’Etat !

Le bidonville du bois de Vincennes par Laurent

On ne les voit pas, mais ils sont là ! Les habitants du bois de Vincennes. Et je ne parle pas de la poignée de privilégiés qui ont (je ne sais comment) une belle maison en plein milieu du bois. Sur les 995 Ha du bois de Vincennes, il y aurait plus de deux cents sans domicile fixe qui s’y seraient construit leur maison, d'après le Nouvel Obs. Les logements vont de la simple tente à l’assemblement de branches, de ficelles et de bâches, avec porte, serrure et clôture, équipés avec mobilier et une table de jardin. Ils s'éclairent à la bougie et se chauffent à l'alcool. Mais il y a encore plus luxueux ! On peut même voir près du lac de Saint-Mandé un 26-mètres carrés avec un vrai toit, des fenêtres en Plexiglas, un générateur électrique, qui fait marcher quand il a de l'essence - une télévision dernier cri ! 

La plupart des hommes des bois vivraient du RMI. Mais quelques-uns font des petits boulots pour agrémenter leur quotidien. Officiellement, ils sont illégaux, donc expulsables à tout moment. «Mais, tant qu'on reste discret, on est toléré», expliquent-ils. La Mairie de Paris se montre en effet accommodante, comme avec tous les sans domiciles fixes de la capitale. Souvent ils préfèrent être là, « chez eux », que dans des foyers qu’il faut quitter tous les jours, et où on se fait voler. Là, ils peuvent rester. Ils ne sont pas dangereux avec les habitants du quartier, certains collaborent même avec la police en racontant ce qui se passe la nuit dans le bois.

 Ce développement est-il dangereux ? Le nombre de ces habitants du bois n’est pas suffisant pour s’inquiéter. En effet, on ne les voit même pas ! Si le phénomène venait à s’amplifier, il faudrait tout de même s’interroger sur les conditions de salubrité de cette occupation et de la sécurité pour les quartiers concernés.

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